Les acteurs

Groupe de travail sur le parcours de soins des enfants et des adolescents présentants des troubles du langage et des apprentissages

Commission nationale de la naissance et de la santé de l’enfant et de l’adolescent

Groupe de travail sur le parcours de soins des enfants et des adolescents présentant des troubles du langage et des apprentissages

Objectifs du groupe de travail

Il s’agit de proposer des pistes d’amélioration du parcours de soin des enfants atteints de troubles des apprentissages dans un souci de prise en charge adaptée à chaque enfant. Les propositions du groupe, après état des lieux, ont pour objectifs de cibler les priorités, tout en tenant compte des moyens humains médicaux et para médicaux actuellement disponibles dans un souci d’optimisation de leurs compétences.

Nous ne pouvons qu’adhérer aux constats faits par ce groupe de travail et à la synthèse sur la problématique mis en annexe1.

Pour en savoir encore plus voir le site du CNNNS

En bref quelques points :

  • Une prise en charge précoce adaptée des troubles constitue un bon investissement pour le futur. (meilleure insertion scolaire et professionnelle)
  • Un certain nombre d’enfants présentant des troubles de langage et d’apprentissage sont repérés tardivement, après un redoublement, ou déjà en situation d’échec scolaire ;
  • La formation initiale des enseignants sur les troubles des apprentissages et sur les pédagogies efficaces est insuffisante ;
  • Les liens enseignant/médecin/psychologue scolaires ne sont pas assez systématisés ;
  • Les médecins de ville sont souvent insuffisamment formés aux troubles des apprentissages pour pouvoir jouer leur rôle dans le diagnostic, la prescription de bilans et de rééducation ainsi que dans  la guidance familiale ;
  • Lorsque les parents alertent sur les troubles d’apprentissage, il n’est pas rare qu’un professionnel de l’enfance (santé et/ou pédagogie) rassure à tort causant ainsi un retard dans la prise en charge ;
  • Dans certains les professionnels, dont les orthophonistes, sont en nombre insuffisant ;
  • Les rééducateurs (orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens) n’établissent pas toujours des bilans précis quantitatifs et qualitatifs nécessaires en début et fin de prise en charge ;
  • L’absence de synthèses précises et d’objectifs clairement explicités, met les parents en difficulté ;
  • La non reconnaissance financière des consultations longues et pluridisciplinaires  par les paramédicaux (ergothérapeute, psychomotricien, psychologue, orthoptiste), exception faite pour les orthophonistes. Se pose alors le problème d’équité dans l’accès aux ressources.

Le Lien entre les centres référents, la MDPH et l’éducation nationale

Actuellement, et en contradiction avec les textes définissant leurs missions, le recours aux centres de référence pour les troubles spécifiques d’apprentissage du langage (CRTLA), est considéré par les familles mais aussi par certains professionnels comme le seul moyen d’avoir accès à une équipe pluridisciplinaire et à une synthèse experte pour l’enfant permettant une évaluation de qualité.

De leur coté, les MDPH font fréquemment du recours au CRTLA un préalable à l’attribution de compensations spécifiques liées au handicap.

Ces attitudes provoquent inévitablement un flux trop important, en inadéquation avec la fonction des CRTLA qui est celle de faire une analyse des troubles les plus complexes après une évaluation générale de l’enfant, de son histoire, de son environnement et ceci génère de nombreuses difficultés en particulier :

  • un engorgement des CRTLA ;
  • un délai de prise en compte des demandes important ;
  • un éloignement géographique ;
  • une exclusion de fait des populations les moins favorisées ;
  • une exclusion parfois involontairement aggravée par les procédures de sélection ou de lourdeur de construction d’un dossier.

Les acteurs

acteurs

  • Les enfants

Un enfant DYS présente un retard significatif et durable dans les apprentissages fondamentaux sans déficience intellectuelle, sensorielle, éducative et psychiatrique. Retard de parole : Dysphasie ; des gestes : Dyspraxie, Dysgraphie ; de lecture : Dyslexie et Dysorthographie ; du nombre : Dyscalculie.

  • Les parents et la famille

Vous pouvez consulter le guide ci-dessous mis à votre disposition par l’INPES santé.
Il est important de ne pas rester seuls, n’hésitez pas à prendre contact avec notre association.
Consulter le Guide INPES

  • La scolarisation

Les acteurs de l’éducation le savent : plus on aide précocement les enfants porteurs de troubles DYS, plus on a des chances de les faire évoluer favorablement.

Vous pouvez consulter le guide ci-dessus des pages 17 à 25.

  • Les professionnels
  1. de l’éducation  (consultation du guide INPES pages 28 à 31)
    Enseignant,  enseignant spécialisé, l’enseignant référent, l’auxiliaire de vie scolaire, psychologue scolaire, médecin de l’éducation nationale, infirmière.
  2. de santé  (consultation du guide INPES pages 31 à 33)
    Médecin, orthophoniste, psychologue clinicien et neuropsychologue, psychomotricien, ergothérapeute, orthophoniste